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Editorial 2016


PaaLabRes :
Pratiques Artistiques en Actes, LABoratoire de REchercheS

PaaLabRes (Pratiques Artistiques en Actes, Laboratoire de Recherches) est un collectif de musiciens, en existence depuis 2011, qui tente de définir les contours d’une recherche menée par les praticiens eux-mêmes autours d’expressions artistiques qui ne débouchent pas sur des œuvres définitives. Dans un texte initial publié par Revue&Corrigé1 en 2012 le collectif se définissait de la manière suivante :

« Les technologies électroniques ont créé les conditions d’une grande diversité de pratiques artistiques, par le seul fait d’un accès décuplé aux informations sur le plan mondial et historique. De nombreuses pratiques se démarquent aujourd’hui, d’une part, des institutions représentant des patrimoines sacralisés et, d’autre part, des industries culturelles commercialisées, en vue d’inventer – très souvent de manière collective – au quotidien leurs « arts de faire ». Nous appellerons ces pratiques artistiques « nomades et transversales », car elles tendent à refuser de se figer dans des œuvres définitives en remettant continuellement sur le chantier des matériaux selon des situations particulières, et elles tendent aussi à refuser des étiquettes esthétiques ou professionnelles identitaires en bricolant au quotidien des chemins de traverse. »

L’objectif de PaaLabRes est de réunir par l’action, la réflexion et la recherche, des pratiques diversifiées qui ne se reconnaissent ni dans les formes figées des patrimoines, ni dans celles imposées par les industries culturelles. Ces pratiques font souvent place à la création collective, à l’improvisation, à la collaboration entre les arts, sans pourtant faire l’objet d’une identité excluant d’autres formes d’interaction ou de production. Remettant en cause l’autonomie de l’art par rapport à la société, elles se fondent au quotidien sur des contextes qui mêlent l’artistique au sociologique, au politique, au philosophique et aux logiques de transmission et d’éducation. De ce fait elles restent instables et changeantes, de véritables pratiques nomades et transversales.

La publication électronique PaaLabRes a deux fonctions : premièrement de rendre compte de la recherche artistique liées aux pratiques qui intéressent le collectif ; deuxièmement d’utiliser le site proposant des outils multimédias pour développer de nouvelles formes d’expression artistique et par là mener notre propre recherche. C’est ainsi qu’il y a une volonté de notre part d’inclure une diversité d’objets, tels que textes, vidéos, fichiers audio, graphismes, etc. Il s’agit aussi de confronter des articles de recherche de format universitaire, avec des productions poétiques et artistiques, en passant par des contributions réflexives plus ou moins formalisées se présentant sous diverses formes. Pour rendre compte de cette diversité, le site se présente sous la forme d’un plan de métro, dans lequel différentes lignes représentent des catégories de préoccupation qui peuvent se croiser dans les stations « à correspondance ».

Le développement du site a été assuré par le collectif PaaLabRes, avec notamment la contribution principale de Nicolas Sidoroff. Un comité composé de Samuel Chagnard, Noémi Lefebvre, Nicolas Sidoroff et de Jean-Charles François a été en charge de développer les contenus de l’espace numérique. Nous avons reçu l’aide précieuse de Sandrine Desmurs dans le développement du site. Ce développement – et notamment cette idée de plan de métro – n’aurait pu se faire sans l’aide précieuse d’un travail initial mené par quatre étudiantes du Master « Architecture de l’information » de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon : Ariane Faraldi, Chloé Demarbaix, Emeline Mercier et Laurence Tranchand-Granger. Le tuteur de ce projet était Jean-Philippe Magué, Maître de Conférence en Humanité Numériques. Ces étudiantes ont mené une enquête sur les éventuels futurs usagers et contributeurs au site PaaLabRes, de rechercher les réalisations de revues artistiques numériques similaires à celle que nous voulons développer en vue d’identifier les meilleures pratiques, et de proposer une architecture du site compatible avec nos objectifs et ressources (voir le lien http://archinfo05.hypotheses.org/218).

Nous remercions vivement cette équipe et l’ENS de Lyon pour la réalisation de ce projet.

 

La ligne centrale « Cartographie PaaLabRes » : Au centre de ce plan de métro se trouve une ligne circulaire, qui est là en quelque sorte pour fonder notre démarche PAALabRes. Les stations de cette ligne représentent les neuf concepts qui nous paraissent importants : « Nomade », « Transversal », « Expérimental », « Discipline », « Praxis », « Musique à faire », « Opérations culturelles », « Oralité », « Ecologie des pratiques ». Chaque station de cette ligne est reliée à toutes les autres par des « Itinéraires-Chants ». Pour plus de précision sur cette ligne centrale, il faut aller dans : Paarcours : la ligne centrale « Cartographie PaaLabRes ».

La ligne de métro « Politique » : Une ligne de métro comportant quatre stations a été créée pour refléter une des préoccupations principales du collectif concerne la position de l’artiste aujourd’hui dans la société. Pour plus de précision sur cette ligne, il faut aller à Paarcours : la ligne de métro « Politique ».

La ligne Improvisation : Lors de la création de l’espace numérique (juin 2016), cette ligne ne comportait qu’une station spécifique, croisant la ligne « Politique » : une traduction française d’un article du compositeur et improvisateur américain George Lewis, Postface à « La musique improvisée après 1950 », Le pareil qui change. Fin mars 2017, une nouvelle station est créée : « The Bridge », texte d’une rencontre qui a eu lieu au Periscope à Lyon entre des musiciens du Bridge 4 (Julien Desprez, Rob Mazurek et Alexandre Pierrepont) et des musiciens de PaaLabRes (Jean-Charles François, Gilles Lavale et Nicolas Sidoroff).

La ligne « Recherche artistique » : Des précisions sur cette ligne peuvent être trouvées à : Paarcours : la ligne « Recherche artistique ».

La ligne « Compte-rendu de pratiques » : Cette ligne devrait jouer un rôle important dans le futur de la publication PaaLabRes, pour constituer une base de données riches en expériences et capable de susciter des comparaisons de dispositifs ou de procédures. Voir Paarcours : la ligne « Compte-rendu des pratiques ».

Le contenu de chaque ligne est présenté séparément dans la page « Paarcours ». Nous vous encourageons à lire ces présentations.

Conclusion

Le collectif PaaLabRes espère que la formule d’espace numérique qui est en train d’être élaborée pourra dans l’avenir accueillir des contributions variées, allant de formes artistiques hybrides originales à des réflexions fondamentales sur les pratiques artistiques d’aujourd’hui. Il est très important pour nous de pouvoir refléter une diversité dans les domaines de la production artistique, des expressions culturelles, des manières de présenter la recherche, et de mêler les divers médias en présence. Notre projet est de faire dialoguer le détachement de la recherche formelle avec la légèreté des discours sans objets, en passant par l’ironie des polémistes et la vigueur des débats politiques. L’enjeu est la place des pratiques artistiques dans le contexte compliqué de notre société multiple, dans une triple direction fortement interactive : logique des pratiques, logique d’enseignement, logique de recherche.

Le collectif PaaLabRes — 2016
Samuel Chagnard, Jean-Charles François, Laurent Grappe,
Karine Hahn, Gilles Laval, Noémi Lefebvre,
Pascal Pariaud, Nicolas Sidoroff, Gérald Venturi.

1. Voir l’article dans Revue&Corrigée N°95, mars 2013, « 1. Paalabres. Projets de Pratiques Artistiques en Acte, Laboratoire de recherche »).

Contributeur·ices – Édition 2017

Édition 2017 « Partitions Graphiques »

Liste des contributrices et contributeurs

 

Nous souhaitons remercier les personnes qui ont aidé de manière bénévole à la production de cette nouvelle Édition « Partitions graphiques » en tant que lecteurs et correcteurs : Anne Baby, Cécile Guiller, Nancy François, Monica Jordan, Pascal Pariaud, Gérald Venturi. Merci à Christian Lhopital pour sa contribution à la présentation graphique de la carte.

 

La production de l’Édition 2017 a été réalisée par Samuel Chagnard, Jean-Charles François et Nicolas Sidoroff.

 

Didier Aschour, guitariste et compositeur qui vit à Montpellier. Soliste engagé dans la musique contemporaine, il a créé de nombreuses œuvres. Il développe un répertoire original tant dans ses travaux sur les musiques microtonales que sur la musique expérimentale. En 1996, il fonde l’ensemble Dedalus consacré aux partitions à instrumentation libre et à la musique minimaliste. En 2007, il rejoint le collectif du Festival Sonorités à Montpellier. Il fait partie du comité de rédaction de la revue Revue&Corrigée.
didier.aschour.free.fr

Elaine Barkin, compositrice, essayiste et performer vivant à Los Angeles (Californie). Elle a enseigné au Queens College (1964-70), à l’Université de Michigan (1970-74), Princeton (1974) et UCLA (1974-97). Elle est membre fondatrice de la publication Open Space et a beaucoup contribué au développement de Perspectives of New Music en tant qu’éditeur et auteur de nombreux articles.
elainerb[chez]ucla.edu

Carl Bergstrœm-Nielsen, compositeur, improvisateur, musicothérapeute. Il enseigne à l’Université de Aalborg au Danemark la musique intuitive et la notation graphique. Il est membre de l’Intuitive Music Group depuis 1990. Depuis 2002, il a développé l’International Improvised Music Archive.
intuitivemusic.dk

Samuel Chagnard, musicien, membre de PaaLabRes, formateur au Cefedem Auvergne Rhône-Alpes, doctorant au Centre Max Weber, équipe "Dispositions, pouvoirs, cultures, socialisations".
Socialisation(s) musicale(s)

Jürgen De Blonde, compositeur, artiste sonore depuis plus de 25 ans. Il vit à Gand en Belgique, où il fait partie de l’équipe artistique d’Aifoon. Il a une large ouverture vers toutes sortes de sons et en particulier pour les sons décalés. Instrumentiste multiple jouant dans un large éventail de styles, mais jamais un virtuose à la technique hardcore. Il est versatile et ludique et il aime l’expérimentation et l’improvisation.
aifoon.org

Guillaume Dussably, musicien, spécialiste de la production et des musiques électroniques. Il compose pour la danse, le théâtre, la vidéo. Par ailleurs il est musicien “live” électronique spécialiste de la synthèse sonore dans plusieurs projets musicaux. Il enseigne à l’ENM de Villeurbanne et au Cefedem AuRA.
tangram.asteroache.com

Jean-Charles François, percussionniste, compositeur, membre de PaaLabRes, du trio d’improvisation PFL Traject et de l’Ensemble Aleph.
jeancharles.francois[chez]orange.fr

Bastien Gallet, enseigne la philosophie et la théorie des arts à la Haute école des arts du Rhin. Il a été producteur à France Culture, rédacteur en chef de la revue Musica Falsa et directeur du festival Archipel. Il fut pensionnaire à l’Académie de France à Rome (Villa Médicis) et membre du DICRéAM. Il fut à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon responsable du projet de recherche La Forme des idées. Il dirige aujourd’hui les éditions MF. Son travail est philosophique et romanesque. Il est l’auteur de romans, de livrets d’opéra et de plusieurs essais sur la musique et les arts visuels.

Laurent Grappe, compositeur, musicien. Son travail sur la poésie du son enregistré l’a conduit à composer un certain nombre de pièces électroacoustiques pour lesquelles il crée systématiquement un dispositif spécifique permettant une « mise en scène » du son, que ce soit en direct ou enregistré en amont. Dans ses propositions, il fait intervenir des comédiens, musiciens, plasticiens, voire le public même.
grappelau[chez]gmail.com

Charlène Guillot, musicienne, flûtiste et pianiste, elle a obtenu le DUMI au CFMI de Lyon et poursuit ces études de Master.
charlene.guillot4225[chez]laposte.net

David Gutkin, chercheur musicologue, spécialiste des musiques américaines et européennes du XXe siècle, avec une spécialisation dans les technologies et médiations de la musique (de la notation à la télévision). Il enseigne à l’Université Columbia, New York. Ses intérêts particuliers se portent sur l’opéra et le théâtre musical, l’improvisation expérimentale et le free jazz, la composition post 1945 (sérialisme, minimalisme, spectralisme) et la musique populaire américaine des 40 dernières années.
music.columbia.edu

Claire Haranger-Segui, musicienne éclectique, enseigne à l’Académie Musique et Danse de Miribel et au Cefedem Auvergne Rhône-Alpes.
clairesegui[chez]gmail.com

Collectif Ishtar, créé en 1993. « Le Collectif Ishtar » regroupe des artistes engagés dans les pratiques artistiques expérimentales pluridisciplinaires de l’improvisation libre. Il a toujours développé des projets pluridisciplinaires, invitant des musiciens, de nombreux danseurs, poètes, vidéastes et cinéastes. Il a aussi travaillé sur la question de l’espace de représentation. Le Collectif est basé à Bourg-en-Bresse (Ain). Il est composé de Benoît Cancoin, contrebasse, Tony Di Napoli, pierres sonores / installations, Eddy Kowalski, saxophone et Xavier Saïki, guitares, objets.
collectif.ishtar.free.fr

Monica Jordan, après des études de piano et musicologie au conservatoire de Bucarest, elle obtient les prix d’analyse et d’esthétique au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Titulaire d’une maîtrise d’ethnomusicologie, elle se perfectionne en chant avec Rita Streich, Sena Jurinac, Cathy Berberian, et est lauréate du concours international Gaudeamus de Rotterdam. Elle a enseigné l’analyse de la musique contemporaine à l’École nationale de musique de Créteil. Membre fondatrice de l’Ensemble Aleph. Interprète des classiques du XXe siècle (Berio, Scelsi, Cage, Kurtág, Kagel, Xenakis, Aperghis, Stockhausen), elle effectue, en collaboration avec des compositeurs, des recherches dans le domaine des techniques vocales liées à l’électroacoustique et au théâtre musical.
monica.haffner[chez]gmail.com

Étienne Lamaison, clarinettiste et titulaire d’un Doctorat en Interprétation musicale de l’Université d’Évora (Portugal). Sa thèse s’intéresse à l’interprétation des partitions graphiques non procédurales, c’est-à-dire, celles pour lesquelles ni une temporalité ni un sens de lecture n’est imposée par leur auteur. Il enseigne au Pôle Supérieur de Nantes.
elamaison[chez]sapo.pt

Gilles Laval, musicien, membre de PaaLabRes, du trio d’improvisation PFL Traject, responsable du département rock à l’ENM de Villeurbanne.
gilleslaval[at]free.fr

Noémi Lefebvre, auteur d’une thèse de science politique sur l’enseignement musical et les idéologies nationales en Allemagne et en France (1994), elle s’intéresse, dans le cadre de ses recherches comme dans l’écriture, à la rencontre entre idées politiques et idées sur l’art. Elle responsable du Centre d’études sur l’enseignement et les pratiques musicales au Cefedem AuRA. Elle a publié trois romans. Elle est aussi l’auteur de deux essais sur Maurice Fleuret et Marcel Landowski.
blogs.mediapart.fr/noemi-lefebvre

Christian Lhopital, depuis plus d’une trentaine d’années, il élabore une œuvre fondée essentiellement sur la pratique du dessin, qu’il soit couché sur papier, sur toile ou déployé sur de larges surfaces murales. Il fait naître de ses compositions fluides et complexes un univers foisonnant et poétique, marquée par l’enfance et ses figures récurrentes prenant parfois la forme de projections mentales dont on ne sait si elles procèdent du rêve ou du cauchemar. Le travail de Christian Lhopital paraît animé par la conviction profonde que le dessin recèle un champ infini de possibles et qu’en choisissant de l’exprimer selon de multiples procédés techniques, celui-ci permet les visions les plus personnelles, au confluent de l’intime et d’un questionnement universel sur la condition humaine.
www.dda-ra.org/LHOPITAL

Frederico Llach, musicien de jazz et compositeur classique, originaire de Buenos Aires qui vit en Californie. Sa création musicale combine l’atmosphère intime des concerts avec l’énergie de la musique populaire. Sa palette sonore a été changée radicalement par son expérience des synthétiseurs modulaires et les technologies électroniques, ce qui a influencé ses pièces acoustiques. Il finit ses études de doctorat à l’Université de Californie Santa Barbara et il est le directeur du Now Hear Ensemble.
fredericollach.com

Lucie Marchais, est une jeune dessinatrice originaire du bassin d’Arcachon. Passionnée par le dessin et la musique, elle a trouvé en l’animation un art permettant de concilier les deux. Elle est diplômée à l’école Emile Cohl, et travaille désormais dans le domaine de l’animation 2D. Après une escale en Thaïlande où elle a travaillé en tant qu’animatrice à Cartoon Network, elle est à présent basée sur Lyon où elle continue de développer son univers graphique autour de thématiques anthropologiques inspirées par différentes civilisations.
lucie-marchais.com

Frédéric Mathevet, plasticien et compositeur. Chercheur associé à l’ACTE (UMR 8218) à Paris I (CNRS). Docteur es arts, il est co-rédacteur en chef de la revue en ligne L’Autre Musique et du laboratoire du même nom qui entremêle chercheurs et praticiens dans un acte créatif libéré et porteur. Plasticien et poéticien ouvert à tout polymorphisme, à toute mutabilité, il se définit lui-même comme un « bricoleur » enchevêtrant les supports qu’ils soient numériques, picturaux ou sonores.
mathevetfrederic.bandcamp.com

Rob Mazurek, compositeur électroacoustique, improvisateur, cornettiste, artiste multimédia. Il a d’abord émergé de la scène musicale créative du Chicago des années 1990 et est devenu un explorateur du monde sonore dans une multitude de contextes stylistiques. Mazurek est membre (entre autres) du Exploring Star Orchestra, du Chicago Underground, et du São Paulo Underground.
robmazurek.com

Julie Mehretu, artiste plasticienne originaire d’Éthiopie. Les peintures et dessins de Mehretu se réfèrent à des éléments de cartographie et d’architecture, pour accéder à une complexité calligraphique qui ressemble aux atmosphères turbulentes et aux réseaux sociaux de grande densité. Son œuvre s’inscrit dans l’histoire de l’art non objectif – du Constructivisme au Futurisme – posant les questions contemporaines sur les rapports entre les impulsions utopiques et l’abstraction. Elle travaille et vit à Berlin.

Pierre-Stéphane Meugé, saxophoniste et compositeur, il a fait ses études au Conservatoire de Strasbourg. Il est le premier professeur de saxophone aux Cours d’été de Darmstadt (1988-1994). Fondateur du Quatuor XASAX et soliste au Klangforum Wien (1994-1998), il devient le soliste de l’Ensemble 2e2m. Il enseigne le saxophone et la musique de chambre à la Haute Ecole de Musique de Lausanne (HEMU) et mène une intense activité de soliste dans de nombreux pays (Russie, Japon, U.S.A., Indonésie, Ukraine).
psmeuge[chez]wanadoo.fr

Alexander Ness vit et enseigne à San Francisco. Pour son plaisir, il produit des œuvres dans divers domaines artistiques et la musique. Ses œuvres sont présentées localement (par exemple à l’Artists’ Television Access et au Center for New Music) et à l’étranger (récemment en Italie au Composit Festival, Rieti, et en Israël au Herzliya Museum of Contemporary Art). Il aime collaborer avec des amis et des étrangers. Il a eu la chance de travailler avec un certain nombre de compositeurs : Yoni Niv, André Mestre, Caroline Mallonée, Jim Altieri et Sam Pluta. Il s’intéresse à explorer les intersections singulières entre la méditation bouddhiste, et la résolution d’énigmes et de problèmes de math.
nesssoftware.com

Yoni Niv, compositeur, artiste sonore et théoricien. Il écrit des compositions acoustiques et électroacoustiques qui intègrent un large éventail de pratiques liées à la performance, souvent en collaborant avec des artistes travaillant dans différents médias. Sa musique est jouée par des ensembles reconnus de musique contemporaine, tels que KNM Berlin, International Music Ensemble (ICE) et le quatuor JACK  et ses installations sonores ont été exposées dans des musées et des galleries en Israël et à l’étranger. Yoni a un doctorat en composition et théorie de la New York University. Il enseigne actuellement la composition à la Musrara School of art, et à la Basis Art School en Israël. Il est le co-directeur de l’ensemble Musica Nova en Israël et le co-fondateur du programme d’études « sound art and experimental music » à la Musrara School of art.
yoniniv.org

Pascal Pariaud, instrumentiste, souffleur de tuyaux, chanteur et chef de chœur, improvisateur, prof à l’ENM de Villeurbanne, membre de PaaLabRes, membre de PFL-Traject, d’un duo de Poésie sonore et de divers ensembles sur instruments anciens.
pascalpariaud[ché]gmail.com

David Samas, compositeur, curateur, artiste conceptuel, créateur d’instruments et sculpteur social vivant à San Francisco. Ses peintures font partie de la collection permanente Di Rosa et sont exposées aux galeries Diego Rivera et Canessa. Il a joué dans de nombreux lieux dans la baie de San Francisco. David a été le curateur de plusieurs expositions et de festivals de musique. Il est directeur de l’association Thingmajigs (Oakland) pour le développement culturel dans la communauté. David écrit de façon régulière des partitions non conventionnelles pour le Cardew Choir, ROVA, le Gamelan Encinal et pour son propre collectif d’inventeurs Pet the Tiger.
bayimproviser.com/david-samas

Xavier Saïki, guitariste, improvisateur, basé dans l’Ain. Il travaille le son, la matière brute et les phénomènes acoustiques ; le moment présent, la fragilité, la densité empilée, et le presque rien. Il utilise principalement la guitare préparée, qu’elle soit électrique ou acoustique, ainsi que d’autres dispositifs électroacoustiques de sa fabrication. Il est membre du Collectif Ishtar (voir ci-dessus) et de « la Tribu hérisson ».
collectif.ishtar.free.fr

Matthieu Saladin, artiste et musicien, vit et travaille à Paris. Sa pratique s’inscrit dans une approche conceptuelle de l’art, réfléchissant, à travers un usage récurrent du son, sur la production des espaces, l’histoire des formes et des processus de création, ainsi que sur les rapports entre art et société du point de vue économique et politique. Elle prend aussi bien la forme d’installations sonores et de performances que de publications (livres, disques), de vidéos et de créations de logiciels. Il est maître de conférences en arts sonores à l’université Paris 8. Sa recherche théorique porte principalement sur l’art sonore et les musiques expérimentales.
matthieusaladin.org

Alain Savouret, compositeur de musiques électroacoustiques, instrumentales, ainsi que d’œuvres pédagogiques. Il s’intéresse à la matière sonore, à la virtuosité au clavier, à l’économie du matériau compositionnel ainsi qu’à l’improvisation. Il développe, à partir de 1987, le concept de « maîtrise d’œuvre », opération musicale menée sur une longue période avec les acteurs de la vie locale et leur patrimoine sonore pour une unique représentation. De 1992 à 2007, il enseigne au Conservatoire de Paris et crée la classe d’improvisation générative, classe expérimentale et interdisciplinaire. Il développe ainsi une pensée et une pratique musicales s’appuyant sur l’« auralité » (du latin auris : oreille), dans une perspective qu’il nomme « phonoculturelle ».
cdmc.asso.fr/biographies/savouret-alain

Nicolas Sidoroff, musicien->militant<-chercheur, entre autre membre de PaaLabRes, formateur au Cefedem Auvergne Rhône-Alpes, webm@ster de ce site, etc…

John Tilbury, pianiste vivant en Angleterre. Il est considéré comme l’interprète majeur de la musique de Morton Feldman. Membre du groupe d’improvisation AMM depuis 1980. Pendant les années 1960 il a été associé avec le compositeur Cornelius Cardew et un membre du Scratch Orchestra. Auteur d’un livre très important sur Cardew mêlant informations biographiques avec des analyses des compositions et des idées philosophiques.

Gérald Venturi, musicien, membre de PaaLabRes, enseignant à l’ENM de Villeurbanne.
gerald.venturi[chez]gmail.com

Léa Vernet, musicienne, étudie le hautbois en vue de l’obtention d’un DEM.
lea-vrnt[at]hotmail.fr

Christopher Williams, compositeur, improvisateur, contrebassiste. Il est un voyageur sur le continuum du corps-esprit dans le domaine de la musique. Originaire de Californie, il vit actuellement à Berlin. Sa recherche porte sur l’improvisation, la notation et le feedback entre la pensée, la perception et l’action dans la musique expérimentale.
christopherisnow.com

Editorial 2017

Edition 2017 “Partitions graphiques”

La musique est irréductible à la parole, c’est entendu, aucune structure de langage ne peut en rendre compte. Pour dire qu’on ne peut rien dire sur la musique, il faut pourtant le dire.

L’idée que les sonorités ne peuvent pas être représentées de manière adéquate par des signes, des images, par le monde visible en général, est moins souvent exprimée. Tout ce qui dans le son ne peut être mesuré de manière simple – le timbre dans sa complexité globale – ne pourrait selon cet énoncé se réduire à un système de signes. L’accumulation de signes pour représenter la totalité de la matière sonore rendrait illisible la notation. Pour démontrer l’impossibilité de la représentation, il faut le montrer par des signes.

Déjà deux paragraphes de signes inutiles pour exprimer l’inutilité de l’effort de concilier le sonore et le visuel. Pourtant pour faire de la musique il faut souvent se téléphoner, se parler – un langage sur la musique – puis sortir de sa poche son agenda et y inscrire le lieu et l’heure d’une rencontre avec l’autre personne – une inscription graphique liée à la pratique de la musique. Et dans le cas d’une rencontre impromptue, la décision même de faire de la musique ensemble peut être considérée comme une inscription. Pourrait-on alors nommer tout ce processus « partition graphique » ?

Les éléments visuels inscrits dans la page de l’agenda ne prescrivent pas les sons qui vont être produits à cette date, dans le lieu qui lui est associé et avec les personnes qui ont écrit la même « partition » sur leur calepin. Le graphisme dans l’agenda prévoyant la date et le lieu permet la définition du temps et de l’espace de la musique, la planification partielle de son déroulement. Mais pour le reste tout peut arriver. L’agencement des sons et leur sens sont à construire au moment de la rencontre.

Les graphismes, qui déterminent autre chose que la matière musicale elle-même, donnent cette délicieuse impression de se passer de toute médiation : tout le monde y accède de façon très immédiate et sans difficulté. La présence d’une partition joue la même fonction qu’un totem, au sens religieux et énigmatique : elle oblige à faire une action, des mouvements, des sons, et son absence paralyse. Si les médiations ne sont pas données par les graphismes, elles restent des éléments indispensables à l’action. Il faut alors soit faire appel aux ressources déjà en place chez l’interprète, soit inventer des médiations sous forme de codes, de règles, de manières de transformer le visuel en sonore. L’avantage des partitions graphiques par rapport à la sécheresse de l’inscription sur l’agenda, c’est qu’elles contiennent généralement assez d’éléments saillants pour constituer des codes, soit dans un cadre déjà existant (rappelant par exemple des systèmes de notation déjà en usage), soit dans un cadre à inventer par les participant·es. Tout le monde accède à l’action, à condition que l’absence de médiations spécifiées puisse donner lieu à des médiations – déjà instituées ou à inventer – appropriées à la situation des participant·es.

C’est là le projet de PaaLabRes, concilier les sons en liberté et le langage académique, l’implication profonde des êtres dans la production et l’accès de tou·tes aux pratiques, les objets bien identifiés avec ceux qu’il faut continuellement réactualiser, l’espace privé et les prestations publiques. Et sans oublier les activités hybrides qui projettent les artistes hors de leurs étroites corporations : concilier le monde du visuel irréductible aux sons et celui des sonorités impossible à représenter ; ainsi sortir du “lisible”.

 

L’usage des partitions graphiques est aujourd’hui très répandu dans des contextes et des modes esthétiques extrêmement variés. La nouvelle édition « Partitions graphiques » du site PaaLabRes représente bien cette diversité sans pour autant prétendre à l’exhaustivité. Particulièrement importante pour nous est la confrontation de réalisations par des groupes très différents : professionnel·les, amateur·rices, étudiant·es, jeunes élèves, réalisations électroacoustiques, contributions à partir d’œuvres originales d’artistes dans le domaine plastique. Cette diversité des pratiques impliquant les partitions graphiques s’exprime en particulier autour de Treatise (1963-67) de Cornelius Cardew, ouvrage de référence pour beaucoup de musicien·nes dont nous présentons sept réalisations.

Cette nouvelle édition se présente sous forme d’une carte s’inspirant du plan de métro (Édition 2016), à partir de la photo d’un tableau de l’artiste lyonnais Christian Lhopital (merci pour sa généreuse contribution). Nous avons profité de la présence de lignes de failles sur ce tableau pour positionner des « lieux-dits » et organiser leurs connexions. La carte est constituée de contributions regroupées en régions (Treatise, films, documentation). Elles représentent deux grandes catégories :

  1. Une réalisation artistique (audio ou vidéo) d’une partition graphique se déclenche au “clic” sur le lieu-dit, c’est-à-dire sur le nom de la contribution. Un texte explicatif, théorique ou poétique, apparaît lorsqu’on passe d’un lieu-dit à l’un de ses voisins immédiats, sous la forme d’un collage avec le texte de la contribution voisine.
  2. Des réalisations de Treatise de Cardew, sous la même forme que a), regroupées dans une région de la carte.
  3. Trois exemples d’illustration musicale de films.

Des contributions sous forme de textesElles servent de points de référence :

  1. “Drastique ou plastique ?” Les liens avec « Musik und Graphik » de Stockhausen, 1959” par David Gutkin, dans des perspectives historiques et critiques.
  2. “Réflexions sur les partitions graphiques” de Etienne Lamaison, extraits d’une récente thèse sur les partitions graphiques non-procédurales.
  3. Une interview de Pascal Pariaud portant sur les pratiques pédagogiques liées aux partitions graphiques.
  4. Un collage de textes sur Treatise de Cardew (par Cornelius Cardew, John Tilbury, David Gutkin, Christopher Williams, Matthieu Saladin, Keith Rowe, Arturas Bumsteinas, Laurent Dailleau, Jim O’Rourke et Jean-Charles François).
  5. Une interview de Xavier Saïki, membre du collectif Ishtar, sur Treatise de Cardew.
  6. Une région « documentation » avec les contributions de Carl Bergstroem-Nielsen sur son International Improvised Music Archive (IIMA) et de l’Ensemble Aleph sur une exposition de partitions graphiques (« Musique et Graphisme ») organisée à Issy-les-Moulineaux dans les années 1980.

Vous pouvez vous déplacer librement dans la nouvelle carte en cliquant sur les noms des divers lieux-dits. Mais l’esprit de notre démarche est définitivement tourné vers le paarcours en suivant les lignes de faille : la balade d’un lieu-dit à son voisin fait apparaître un collage de textes ou de paroles, réalisé par PaaLabRes à partir d’éléments fournis par les contributeur·rices. Nous vous encourageons vivement à suivre un itinéraire le long d’une ligne de faille.

Le Collectif PaaLabRes : Samuel Chagnard, Guillaume Dussably, Jean-Charles François, Laurent Grappe, Karine Hahn, Gilles Laval, Noémi Lefebvre, Pascal Pariaud, Nicolas Sidoroff, Gérald Venturi.

 

Informations importantes sur les conditions pratiques de la réalisation des éditions 2016 et 2017 de l’espace numérique « PaaLabRes »

La totalité de la production de l’espace numérique PaaLabRes – structuration du site, création, traductions, réalisation technique – se fait à partir d’une absence totale de moyens et sur la base du bénévolat. Le travail est effectué par des artistes qui sont par ailleurs salariés dans des structures d’enseignements ou bien à la retraite, et qui donnent leur temps dans les limites de leurs possibilités pour rendre possible ces publications. Ces mêmes personnes sont en plus impliquées dans leurs propres projets de recherche et de création artistique, souvent dans le cadre d’études menant au doctorat. Certaines actions (ateliers) propres au collectif PaaLabRes génèrent un tout petit pourcentage en vue de payer les frais d’hébergement du site.

Mais comment vivent les plateformes et communautés de développement d’outil internet (type framasoft) en lutte contre le système ? Comment échapper à la contrepartie de la gratuité d’Internet, constituée par l’envahissement publicitaire ?

Dans la première édition 2016, nous avons par exemple utilisé « youtube » pour la réalisation des 72 Itinéraires-Chants. C’était une solution « facile » pour des fichiers qui dans leur addition pesaient lourds en espace. Mais elle impliquait 1) le recours à, et donc la participation à la googlelisation et la récupération massive et organisée des données  et 2) la présence imposée par « google » de publicité sur certaines vidéos. Pour l’édition 2017, nous avons décidé d’utiliser la plateforme « viméo », ce qui nous a paru mieux correspondre à notre sens de l’éthique, mais l’inconvénient de la présence de la publicité façon "Staffpicks" n’a pas été évité pour un compte gratuit… La ruse que nous utilisons est de donner un peu de temps pour cliquer sur des liens internes au site avant l’apparition de cette publicité.

Les dossiers sur le manque de moyens pour des projets de recherche alternatifs et l’utilisation des outils de communication numérique restent à instruire. Toutes les remarques et bonnes idées que vous pourriez exprimer à ce sujet seront beaucoup appréciées de notre part. Et d’une façon plus générale, tout retour critique sur notre démarche nous sera d’une très grande utilité.
Les commentaires peuvent être envoyés à l’adresse suivante : contact[chez]paalabres.org

 

Liste des contributeurs

 


Liste des contributeurs :

Sophie Agnel, pianiste. De formation classique, échappée du jazz (duquel le trop strict traitement de l’harmonie l’a détournée), Sophie Agnel aborde le piano sous tous les angles sonores qu’offre ce navire musical : clavier, cordes et cadre sont appréhendés simultanément, dans une démarche mixte (comme on le dit de certaines techniques en peinture) qu’il serait réducteur de rabattre sur la définition cagienne de piano préparé. Envisageant l’instrument – qu’elle étend par maints accessoires, gobelets, boules ou cordes – comme un poétique pourvoyeur de matières et textures anamorphiques, la musicienne l’amène à faire jeu égal avec les dispositifs musicaux les plus divers, de quelque lutherie qu’ils relèvent (du physiologique à l’électroacoustique…)
sophieagnel@free.fr

Jorge Alcaide, compositeur, multi instrumentiste, poète, acteur. Gothenburg.
http://kulturtemplet.wix.com/kulturt

Felipe Amorim, flûtiste, compositeur. Belo Horizonte, Brésil.
http://www.foamorim.net/home
foamorim@gmail.com

Cécile Apsâra, conseillère, chorégraphe, danseuse et enseignante, spécialisée dans le flamenco, vit à Rennes. Avec le flamenco au cœur de son travail, elle a créé de nombreux spectacles alliant tradition et modernité. En outre, Cécile Apsâra est très soucieuse de préserver la transmission du répertoire traditionnel flamenco, qui reste à la source de toute création et fait partie d’un patrimoine vivant.
cecileapsara@gmail.com

Hélène Barré, pianiste, enseigne au conservatoire de Valence et au Cefedem Auvergne Rhône-Alpes.
helene.barretok@gmail.com

Ernest Bergez pratique une forme bricolée et spontanée de live électronique qui combine les manipulations de la musique concrète avec les techniques du dub jamaïcain et les assauts de la noise music. Il enseigne actuellement au CRA.P à Lyon et intervient au Cefedem Auvergne Rhône Alpes.
http://si-collectif.com/

John Bischoff (1949) is a composer known for his solo constructions in real-time digital synthesis. He was a pioneer in the development of computer network music. He was a founding member of the League of Automatic Music Composers in 1978, which is considered the world’s first computer network band. He is also one of the founding members of The Hub, which since 1987 has continued to develop the network music form. He is currently associate professor in the Mills College Music Department in Oakland, California.
http://www.johnbischoff.com

Stephan Bonnard, auteur, diseur, performeur, co-animateur du projet KompleX KapharnaüM.

Ben Boretz, compositeur, improvisateur, éditeur de Perspectives of New Music et de Open Space Magazine.
boretz@bard.edu

David Borgo – saxophoniste, ethnomusicologue et professeur au département de musique de l’Université de Californie San Diego
http://davidborgo.com
dborgo@ucsd.edu

Samuel Chagnard, musicien, membre de PaaLabRes, formateur au Cefedem Auvergne Rhône-Alpes, doctorant au Centre Max Weber, équipe Dispositions, pouvoirs, cultures, socialisations.
http://sociomusic.hypotheses.org/

Guigou Chenevier, batterie, percussions, compositions. Fait partie du second cercle de PaaLabRes.
guigouchenevier@no-log.org

Dominique Clément, compositeur, clarinettiste, membre de l’Ensemble Aleph, directeur adjoint du Cefedem Auvergne Rhône-Alpes.
clementdomi@gmail.com

Eric de Clercq, compositeur, réalisateur de films, Amsterdam. Membre du collectif de compositeurs Monoták.
http://www.ericdeclercq-composer.nl
http://www.monotak.nl

Marina Cyrino, musicienne (Brésil), Gothenburg.
contact : marcyrino@gmail.com

Vincent Desplanche, né à Lyon en 1969, est un illustrateur, aquarelliste et graveur diplômé de l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg. Il a illustré à ce jour plus de 40 livres documentaires pour la jeunesse. Inconditionnel du carnet de croquis, il participe au mouvement international Urban Sketchers adapte parfois ses croquis en estampes sur bois selon la technique japonaise du Moku Hanga.
C’est lui qui a réalisé le plan du métro PaaLabRes.
http://www.vincentdesplanche.blogspot.com
http://www.behance.net/watercolorsoffrance

Julien Desprez, musicien (guitare électrique) et performer. Basé à Paris, il est issu du jazz et du rock et il a évolué vers des formes libres dans lesquelles le corps et l’espace trouvent leur place à travers les sons. Il évolue entre l’art sonore, la performance et la musique contemporaine improvisée. Il est le co-fondateur du Collectif Coax (Paris).
http://www.juliendesprez.com/

Mark Dresser, contrebassiste, compositeur et collaborateur interdisciplinaire. Depuis 2007 il est très impliqué dans l’organisation de concerts de « musique télématique » qui explorent les dimensions musicales, techniques et sociales de performances vivantes se déroulant dans des lieux éloignés en utilisant Internet. Il est professeur à l’Université de Californie San Diego.
http://www.mark-dresser.com

Jean-Charles François, percussionniste, compositeur, membre de PaaLabRes, du trio d’improvisation PFL Traject et de l’Ensemble Aleph.
jeancharles.francois@orange.fr

Reinhard Gagel, musicien, Exploratorium, Berlin.
Reinhard.Gagel@gmx.de

Madeleine Jonsson Gille,  compositrice, improvisatrice, voix. Gothenburg.
mjgille@gmail.com

Yovan Gilles : co-animateur de la revue et collectif Les périphériques vous parlent, ayant une activité artistique connexe (danse, musique, théâtre, vidéo)
Site internet : http://www.lesperipheriques.org

Laurent Grappe, musicien, membre de PaaLabRes.
grappe.laurent@neuf.fr

Dominique Grimaud (alias Grimo) est un musicien français poly-instrumentiste autodidacte, marqué dans son enfance par des visites, à Chartres où il habite, de la « Maison Picassiette » et l’approche de son créateur Raymond Isidore.

Cécile Guiller, musicienne éclectique et enseignante en Haute-Loire.
guillierc@wanadoo.fr

Karine Hahn, musicienne, membre de PaaLabRes, enseignante au CNSMD de Lyon.
hahnkarine@gmail.com

Monica Jordan, voix, fondatrice de l’Ensemble Aleph en 1983. Interprète des classiques du 20ème siècle, elle effectue en collaboration avec des compositeurs des recherches dans le domaine des techniques vocales liées à l’électroacoustique et au théâtre musical. Elle a longtemps enseigné l’analyse et la musique contemporaine à l’ENM de Créteil.
http://ensemblealeph.com

Merje Kägu, guitariste (Estonie) Gothenburg.
merjekagu@gmail.com

Jeff Kaiser – trompettiste, compositeur, spécialiste de l’utilisation des technologies musicales. Il enseigne à l’Université de San Diego en Californie.
http://jeffkaiser.com
jkaiser@ucsd.edu

Anne La Berge, flûtiste, compositeur, improvisateur (Amsterdam). Elle est connue pour l’utilisation de textes énigmatiques dans ses compositions et improvisations. Elle fait activement partie du collectif Splendor Amsterdam, formé de 50 musiciens, compositeurs et artistes du spectacle vivant.
http://www.annelaberge.com
http://www.volsap.nl
http://www.splendoramsterdam.com

Etienne Lamaison est clarinettiste et titulaire d’un Doctorat en Interprétation musicale de l’Université d’Évora (Portugal). Sa thèse s’intéresse à l’interprétation des partitions graphiques non procédurales, c’est-à dire, celles pour lesquelles ni une temporalité ni un sens de lecture n’est imposée par leur auteur.
elamaison@sapo.pt

Gilles Laval, musicien, membre de PaaLabRes, du trio d’improvisation PFL Traject, responsable du département de rock à l’ENM de Villeurbanne.
gilleslaval@free.fr

Michel Lebreton : je pratique les musiques du Centre France et d’autres espaces sur la musette du Berry ainsi que la transmission d’objets musicaux.
http://leschantsdecornemuse.fr/index.html
lebreton.mic@gmail.com

Noémi Lefebvre, écrivain, chercheur en sciences politiques, membre de PaaLabRes, responsable du Centre d’études sur les pratiques d’enseignement musical au Cefedem Auvergne Rhône-Alpes.
lefebvre.noemi@neuf.fr

George Lewis, compositeur, improvisateur, Edwin H. Case professeur de Musique Américaine à la Columbia University, New York.
gl21400@gmail.com

Rob Mazurek, compositeur électroacoustique, improvisateur, cornettiste artiste multimédia. Il a d’abord émergé de la scène musicale créative du Chicago des années 1990 et est devenu un explorateur du monde sonore dans une multitude de contextes stylistiques. Mazurek est membre (entre autres) du Exploring Star Orchestra, du Chicago Underground, et du São Paulo Underground. http://robmazurek.com

Marina Nazareth, peintre, dessinatrice, graveuse, sculptrice et professeur. Belo Horizonte, Brésil.
http://marinanazareth.com.br
marinanazareth@ig.com.br

Pascal Pariaud, instrumentiste, souffleur de tuyaux, chanteur et chef de choeur, improvisateur, membre de PaaLabRes, membre de PFL-Traject, d’un duo de Poésie sonore et de divers ensembles sur instruments anciens.
pascalpariaud@gmail.com

Alexandre Pierrepont, anthropologue. Il travaille sur les phénomènes de « double conscience » et les altérités internes aux sociétés occidentales. Il est chercheur associé aux laboratoires du Canthel à Paris et du Cerilac à Paris 7, et à l’International Institute for Critical Studies in Improvisation (IICSI), enseignant dans diverses universités et institutions des deux côtés de l’Atlantique. Conseiller artistique et directeur de projets dans « les mondes du jazz », coordonnateur du réseau d’échanges transatlantiques The Bridge, il est notamment l’auteur de Le Champ jazzistique (Parenthèses, 2002) et de La Nuée. L’AACM : un jeu de société musicale (Parenthèse, 2015). Il conspire régulièrement avec des improvisateurs sur les rapports rêvés entre musique et poésie.
http://wordpress.acrossthebridges.org

Claire Haranger-Segui, musicienne éclectique, enseigne à l’Académie Musique et Danse de Miribel, et au Cefedem Auvergne Rhône-Alpes.
clairesegui@wanadoo.fr

Nicolas Sidoroff, musicien-militant, membre de PaaLabRes, formateur au Cefedem Auvergne Rhône-Alpes.
Entre autre, webm@ster du site…

Claude Spenlehauer, musicien (saxophone bariton, basse électrique) et enseignant. Ces deux activités sont reliées par la notion de projet. Il mène des activités diverses (enseignement du saxophone, ateliers de musiques actuelles, improvisation, formation musicale, formation au slam et à l’écriture de texte, etc.). Il s’investit dans de nombreux projets artistiques allant du rock expérimental au jazzcore, en passant par les musiques électroniques et le slam.
claudesp@gmail.com

Giacomo Spica Capobianco, slameur et multi instrumentiste, est un artiste engagé notamment pour la cause féministe. Directeur de CRA-P, Lyon.
spicag@netcourrier.com
http://www.crap-lyon.fr

Gérald Venturi, musicien, membre de PaaLabRes, enseignant à l’ENM de Villeurbanne.
gerald.venturi@gmail.com

Jena Whitaker, poète sonore, Baltimore, USA. Sa recherche actuelle porte sur les relations entre la traduction et la création poétique dans les œuvres de trois poètes-traducteurs du 19ème siècle : Nerval, Baudelaire et Mallarmé. Elle les étudie à travers le regard de poètes-traducteurs modernes : Michel Deguy, Yves Bonnefoy, Henri Meschonnic, and Philippe Jacottet.

English : Editorial

PaaLabRes : Artistic Practices in Acts, Laboratory of Research

Welcome on the first version of the digital space PaaLabRes.

PaaLabRes (Pratiques Artistiques en Actes, Laboratoire de Recherches or Artistic Practices in Acts, Research Laboratory) is a musicians’ collective in existence since 2011, which attempts to define the outlines of artistic research led by the practitioners themselves, concerning artistic expressions that do not result in definitive works. In an initial text[1], the collective was defined in the following manner:

“Electronic technologies created the conditions for the emergence of a great diversity of artistic practices, by  allowing considerable access to information about the world and its history. Many practices differentiate themselves both from institutions representing sacred traditions and from commercial cultural industries, in order to invent everyday – very often in a collective manner – their own “art of doing”[2]. We will call these artistic practices “nomadic[3] and transverse”, because they tend to refuse to be fixed in definitive works by continuously reworking matters and techniques according to particular situations, and they tend also to refuse any aesthetic labels (or labels connected to professional identities) by tinkering on an everyday basis along transverse paths.”

PaaLabRes objective is to bring together in action, reflection and research, diverse practices that cannot be closely identified with the definitively fixed patrimonial art forms, nor with the ones imposed by cultural industries. These practices often open ways to collective creation, to improvisation, and to collaborative projects between the arts, including other interactive forms of production.

Questioning the autonomy of art with respect to society, they are grounded in everyday interactions and in contexts that mix art with sociology, philosophy, in transmission activities and education. Because of these features, these practices remain unstable and variable; they are really nomadic and transversal.

The aim of  PaaLabRes is to mix different media in order to develop original art/research facilitated by Internet communication technology. The objectives are to bridge the gaps between a) legitimate research articles and more experimental or poetical texts and more simple reflective contributions; b) artistic productions and artistic education, c) artistic concerns and societal or political questions; d) a very large diversity of artistic categories, styles or fields. The site will be presented in the form of a subway train map, with a central circular line and several other lines.

The central circular line represents the « PaaLabRes Cartography (Cartographie PaaLabRes) ». The project of this particular line is based on nine parts (stations) representing the major concepts of the collective PaaLabRes: « Nomadic », « Transversal », « Experimental », « Discipline », « Praxis », « Music to be made », « Cultural Operations », « Orality », « Ecology of Practices ». The reader of the cartography chooses one of these concepts, then, in selecting a second one, an Itinerary-Song appears that links the first concept to related poetry, audio or video sequence, spoken words, music, or graphics,..) There are seventy-two Itineraries-Songs in all. This idea is inspired by the practice of Australian aborigines. The philosopher Daniel Charles opens his chapter on « Nomadic Music » (citing Bruce Chatwin) by a description of traditional Aboriginal practices, which consist in connecting their songs or poetry to itineraries from one location to another:

Australia is covered by a network of tracks, which make it virtually (…) a musical score. These tracks are not traced on the ground like paths or trails, they remain invisible to strangers. There are landmarks – a rock, a hill, a water point, a sand bank… – which are sacred sites, linked to as many mythological episodes, and the song or poem leads from one site to the next, measuring the distance that separates them. The song is itinerary and the itinerary the song.

Thus, in a similar and nomadic way, the group Paalabres is developing  conceptual « sites » and  itinerary-songs, which seek to organize the passage from one site to the next.

Other subway lines will represent specific articles or contributions (see Paarcours for details).

  • « Improvisation » with a French translation of George Lewis’s « Afterword to “Improvised Music after 1950” ».
  • « Political (Politique) » with a double contribution by Karine Hahn and Nicolas Sidoroff on their current research on political issues connected with musical practices [Music, research and politique]; a double contribution [IO+IOU] by Benjamin Boretz “I / O” and Jean-Charles François “IOU” (to be published in English in Open Space Magazine); a slam by Jean-Charles François on “Culture in the Plural” inspired by texts by Michel de Certeau.
  • « Artistic research (Recherche artistique) » with a review by Jean-Charles François of the book written by Kathleen Coessens, Darla Crispin et Anne Douglas, The Artistic Turn, A Manifesto; and the station “débat”, a report on a debate organized in November 2015 by PaaLabRes on the issues of artistic research.
  • « Projects and actions (Compte-rendu de pratique) », with an article by Noémi Lefebvre on the musical group Gunkanjima, a particular project led by one of the PaaLabRes members, the electric guitarist Gilles Laval.

In the future other lines will be added as needed.

The PaaLabRes collective hopes that the formula of digital space, which is in the process of being developed will be able to host varied contributions, from original hybrid artistic forms to fundamental reflections on today’s artistic practices. It is very important to us to be able to present a diversity in the domains of artistic production, of cultural expressions, of different ways to present research, and of mixing medias. Our project is to develop a dialog between the detachment of formal research and the lightness of discourses without objects, passing through the polemist’s irony, and the vigor of political debates. What is at stake is the place of artistic practices in the complicated context of our multiple society, in three strongly interactive areas: practices, teaching/learning, research, with their particular systemic approaches.

The collective PaaLabRes — 2016
Samuel Chagnard, Jean-Charles François, Laurent Grappe,
Karine Hahn, Gilles Laval, Noémi Lefebvre,
Pascal Pariaud, Nicolas Sidoroff, Gérald Venturi.

 


[1] See « 1. Paalabres. Projets de Pratiques Artistiques en Actes, Laboratoire de Recherche », in Revue&Corrigée N°95, March 2013.

[2] See Michel de Certeau, The Practice of Everyday Life, trans. Steven Rendall, University of California Press, Berkeley 1984.

[3] See Daniel Charles, Musiques nomades, Paris : Editions Kimé, 1998.